Les villes africaines

Les 997 millions d’africains sont inégalement répartis. En effet, la densité moyenne de ce vaste continent (30 221 532 km 2) n’est que de 28 hab. /km2. Ainsi, il existe des foyers de population qui se localisent essentiellement sur les littoraux comme le Golfe de Guinée, le long des fleuves, dans les villes par exemple Le Caire et des grands lacs. Par ailleurs, on trouve de nombreux déserts humains comme le Sahara ou le Kalahari dont l’aridité gêne l’installation des hommes. Ainsi, les zones très peuplées ne cessent de croître du fait de l’accroissement naturel très rapide (taux de fécondité de 5 à 6 enfants par femme). Cette explosion démographique entraîne un fort exode rural. En effet, les ruraux fuient la pauvreté des campagnes pour le rêve (travail, soins médicaux…avenir meilleur) de la ville. Ils viennent grossir les habitants des habitats spontanés de la périphérie. Ainsi, la population rurale n’a cessé de diminuer depuis les années 1970, passant de 78% à 61% en 2000. Par conséquent, en 1970, il n’y avait que 8 agglomérations de plus de 1 millions d’habitants (métropoles), alors qu’en 2000, il y en a plus de 42. Les agglomérations africaines telle que Kinshasa, Ouagadougou ou encore Le Caire. Cette dernière gagne 500 000 habitants par an. Les villes ne cessent de croître, grignotant les campagnes environnantes du fait d’un fort exode rural et d’un accroissement naturel très rapide. La population des moins de 15 ans représente presque 50% de la population totale. Les difficultés se multiplient : les bidonvilles « fleurissent partout ». Une fracture sociale se fait au sein même de la ville entre quartiers riches et quartiers pauvres. Ainsi, 5 familles sur 6 ont accès à l’eau et à l’électricité. Les problèmes d’insécurité se multiplient. L’Afrique doit faire face à de nombreuses difficultés dont l'explosion urbaine n’est pas un des moindres.

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