Les héritages de la révolution

Les héritages de la Révolution

Les héritages de la Révolution française :

 La liberté

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits Définie dans
l’art 4: La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Cette définition entraîne la liberté d’opinion, de conscience et d’expression.

 L’égalité devant la loi (suppression des 3 ordres),
L’égalité devant l’impôt (fin des privilèges fiscaux noblesse et clergé),
Egalité pour l’accession à tous les emplois.
Dans le même esprit, les douanes intérieures sont supprimées permettant la liberté de commerce.

 Les droits naturels

La liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l’oppression.

La sûreté désigne la garantie juridique des libertés individuelles. C’est l’équivalent français de l’Habeas Corpus anglais.

Art 9 «  Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ».

La propriété est définie comme un droit inviolable et sacré.

 L’importance de la loi

La loi est l’expression de la volonté générale. Pour Rousseau, elle dépasse les volontés particulières, c’est la volonté de la nation tout entière.

La séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) : Art 16, est issu de l’influence de Montesquieu.

Les charges de magistrat ne s’achètent plus. Les magistrats sont élus. La justice est la même pour tous


 La société, comme l’Etat se laïcisent, se séparent de l’Eglise
La suppression des interdits religieux comme Le suicide, le divorce, l’usure (prêt à intérêt) sont exclus du droit.
Cela donne naissance à l’état civil: c’est le maire qui enregistre les naissances, mariages, décès et non plus le curé.
Par conséquent on peut être d’une autre religion ou tout simplement ne pas croire et naître et vivre en France (contrairement à l’Ancien Régime exemple les protestants)

Les transformations du pouvoir judiciaire.

La France se dote d’un code pénal: les délits et les peines sont inscrits dans la loi. Un juge élu et un jury (citoyen tirés au sort) décident de la peine. Fin de l’arbitraire royal et ses lettres de cachet.

Avant 1789 il y avait des sujets, après 1789, il y a des citoyens.

Un héritage religieux : sécularisation et laïcisation de la société

La fin des privilèges ecclésiastiques et la nationalisation des biens du clergé

Perd ses privilèges au sein de la justice et ses privilèges fiscaux (prélevait la dîme).Tous les biens de l’église sont confisqués: nationalisation des biens du clergé. Elle possédait

10% de la propriété nationale, des terres et des quartiers anciens des villes (monastères, immeubles..). Ces biens vont surtout à la bourgeoisie et pour une petite partie à la noblesse et au monde paysan aisé.

Une tentative de construire une Eglise nationale

Une Eglise constitutionnelle: les évêques et curés sont élus par le peuple. Ils doivent prêter serment. C’est la Constitution Civile du Clergé. C’est un échec, qui oppose d’abord les prêtres jureurs et les réfractaires. Puis, elle va entraîner une guerre civile entre les sans culottes et les chouans en Vendée par exemple. Mais de même dans le Midi et ailleurs.

Accession à la citoyenneté des minorités religieuses

La France de 1789 compte environ 600 000 protestants et 40 000 juifs. Ils n’étaient pas dans la même situation juridique que les autres, victimes de discrimination et de persécutions. La révolution proclame l’égalité de tous les citoyens quelque soit leur confession religieuse. A condition qu’il soit d’abord des citoyens et qu’ils réservent leurs croyances pour leur intimité (domaine privé), tout comme les catholiques.

La déchristianisation

France premier pays moderne au monde à tenter de se passer de religion.

L’opposition à la religion

De l’automne 1793 jusqu’à l’été 1795, toutes les églises, temples et synagogues seront fermés.

En particulier le clergé catholique et beaucoup de ses fidèles sont victimes de persécutions. 3000 prêtres meurent pendant la révolution. Profanation de tombeaux royaux. Vandalisme des symboles de l’Ancien Régime (Eglises, châteaux…)

Révolution invente de nouvelles formes religieuses. Instaure un calendrier révolutionnaire, qui vise à désacraliser (retirer le sacré) ou déchristianiser le temps, supprimer la  religion du temps (plus de fêtes, de saints pour les jours…). Il invente des mois de 30 jours divisés en trois décades de 10 jours, dimanche et fêtes religieuses disparaissent. Chaque jour reçoit le nom d’une plante, d’une fleur, d’une graine, d’un arbre… Le temps est devenu mathématique. On invente les jours sans culotide pour fermer l’année. Ce calendrier sera officiel de 1793 à 1806.

La révolution tente d’imposer des cultes révolutionnaires, culte de la raison, de l’Etre suprême, catéchisme révolutionnaire. Tout cela se présente comme une alternative à la religion. Mais rien n’a survécu à la révolution, 1799.

 La séparation des Eglises et de l’Etat 1795 : séparation de l’Eglise et de l’Etat

 

Un héritage politique
 La citoyenneté

Une citoyenneté limitée et liée à la propriété (1789-1792)

Pour être citoyen il faut être propriétaire. Abbé Sieyes lie la propriété à la liberté, car pour être citoyen il faut être autonome (homme, adulte, propriétaire).Il y a des citoyens passifs et des citoyens actif: citoyenneté ou suffrage censitaire. C'est-à-dire que pour être citoyen, il faut être un homme de plus de 21 ans pouvant payer l’impôt : le cens, égal à 3 jours de travail.

Citoyenneté élargie et dictature (1792-1794)

Tous les hommes âgés de plus de 21 ans sont déclarés citoyens actifs: suffrage universel masculin. Pendant la Terreur (04/02/1794), l’esclavage est abolit.
Mais en 1794, des comités de surveillance distribuent des certificats de civisme. Robespierre établit « la dictature de la vertu et la terreur ».

 La Guerre pour un projet universel, la France veut exporter les droits de l’homme.

Hostilité des monarchies voisines à la révolution française déclenche la guerre au printemps 1792 jusqu’à l’été 1815.

Mais après vingt-trois ans de guerre (1792-1815) nous n’avons pas exporté nos valeurs mais pillé, tué au nom de ces idées.

Ce sont des guerres d’invasion et de conquête et non de libération. « Les missionnaires armés ne sont pas aimés »

 Parmi les multiples réformes sociales et économiques débutées au cours de cette période, on trouve l’abolition de l’emprisonnement pour dette, l’introduction du système métrique (unification des unités de poids : autour du gramme et du kilogramme, et des unités de mesure de distance autour du centimètre, du mètre et du kilomètre. Ils remplacent les multiples unités ou valeurs propre à chaque région) et l’abolition de la règle de primogéniture (tout pour l’ainé, le premier né) pour l’héritage de la terre. Sans oublier la division du territoire en 83 départements

En conclusion, le résultat direct de la Révolution française est l’abolition de la monarchie absolue ainsi que la disparition de la société d’ordres et des privilèges féodaux de la noblesse. Les dernières survivances de servage (d’esclavage) sont abolies, les impôts féodaux et les dîmes sont supprimés, les grands domaines seigneuriaux sont divisés, et le principe de l’égalité devant l’impôt est adopté. Les résultats les plus importants de la Révolution sont représentés dans sa devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

 

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