La citoyenneté à Athènes

La citoyenneté à Athènes

 

Le citoyen à Athènes au Vème siècle avant notre ère

Notre régime n'a rien à envier aux lois de l'étranger. Nous sommes nous-mêmes des exemples, non des imitateurs. Chez nous les affaires publiques sont aux mains du plus grand nombre, c'est lui qui décide car nous sommes une démocratie (...)

Tout citoyen de mérite, même pauvre a la possibilité de rendre service à la cité.

Nous vivons en liberté (...)

Nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois, surtout à celles qui fournissent un appui aux victimes de l'injustice.

Extrait de discours de Périclès (-431)

 

Les dates clés :

508-507 av notre ère : Réformes de Clisthène

Après la chute d'Hippias, le dernier Pisistratide (famille ayant gouverné à Athènes en tant que tyran ou oligarchie (famille « régnante »)), en l'espace de quelques années, de 507 à 501, Athènes va  transformer politiquement grâce à un réformateur : Clisthène.

Qui est Clisthène ?

Un membre d'une des plus illustres familles athéniennes : les Alcméonides. Comment et pourquoi cet aristocrate va-t-il non seulement prendre la tête du parti populaire mais, chose bien plus estimable, s'élever au dessus de toute ambition pour inspirer la première véritable constitution (ensemble des lois qui régissent un régime politique) démocratique de l'histoire ? D'après Aristote : "Clisthène donna le pouvoir à tout le peuple".

Personne n'avait osé toucher à la structure en clan régissant le fonctionnement politique d'Athènes depuis le VIII° siècle. La réforme de Clisthène repose principalement sur un bouleversement complet de cette organisation. Les anciennes structures de base (dème, phratrie, tribu,...) ne sont pas abolies mais leur rôle et leur répartition sont redéfinis. L'ensemble est désormais basé sur un système décimal. Selon le même principe, un calendrier politique est établi. Il ne remplace pas le calendrier religieux lunaire mais divise l'année politique en dix mois solaires)

Pour assurer le succès de son redécoupage et rompre définitivement avec l'ancienne organisation en clan, Clisthène offre la citoyenneté à de nombreux non-citoyens qu'il répartit dans les nouveaux dèmes et les nouvelles tribus. Plusieurs milliers d'hommes libres mais issus d'unions illégitimes, de métèques, d'étrangers et même d'esclaves sont ainsi naturalisés et deviennent membres de plein droit de l'Ecclesia (assemblée des citoyens) dans laquelle on peut penser qu'ils constituent un des plus fermes soutiens du régime démocratique naissant.

Les organes du gouvernement

En l'espace de cinq ans, tout le pouvoir politique est transféré à l'Ecclesia. On aménage  la colline de la Pnyx sur laquelle les citoyens ont le droit et le devoir de se rendre, quatre fois par mois, pour débattre et gouverner directement la cité, selon la règle de la majorité simple et par votes individuels à main levée.

L'Héliée est le tribunal des citoyens. Les magistrats sont tirés au sort. On crée aussi un nouveau collège appelée "stratégie", composé de dix membres élus par l'Assemblée. Clisthène modifie en outre la composition et le fonctionnement de la Boulé qui devient un "Conseil" de 500 membres tirés au sort et assurant pendant un an le fonctionnement de l'exécutif (préparer les lois).

 L'Aréopage perd ainsi toutes ses fonctions politiques et la plupart de ses prérogatives judiciaires. En 462, poursuivant l'œuvre de Clisthène, Ephialtès, le dernier grand réformateur, lui enlèvera le contrôle des comptes de magistrats, ne lui laissant à juger que les affaires criminelles à implication religieuse.

L'établissement des principes démocratiques

Le nouveau régime ne s'appelle pas encore démocratie mais le pouvoir du demos (peuple) est total, appuyé sur les principes d''iségorie (liberté de parole devant l'Ecclesia ou sur l'Agora), isonomie (égalité politique de tous les citoyens). Sur la Pnyx, dans l'Héliée ou le Bouleuterion, toutes les voix sont égales. Le peuple souverain jouit donc de droits dont il n'avait jamais disposé jusqu'alors. Il se retrouve aussi face à ses devoirs. Il est aussi le seul gardien de la constitution et le garant de son pouvoir et de sa liberté.

499-479 avant notre ère : Guerres médiques (les Mèdes sont aussi les Perses) : ce sont des guerres entre les grecs et les perses. Les guerres médiques ont pour origine une révolte des cités grecques D'Asie Mineure, sous domination perse de l'empereur Darius, et l'intervention dans ce conflit d'Athènes. Les deux expéditions militaires constituent les principaux évènements militaires de ce conflit et se concluent par la victoire éclatante des cités grecques européennes, Athènes et Sparte pour l'essentiel. Même s'il ne faut pas en exagérer l'importance pour l'empire perse. Les guerres médiques apparaissent comme le point de départ de l'hégémonie athénienne en  Mer Egée mais aussi comme la prise de conscience d'une certaine communauté d'intérêts du monde grec face à la Perse.

Après cet évènement, les Athéniens, avec leur stratège Périclès, construisent une importante flotte de navires de guerre, des trières, qui leur serviront en cas de nouveau conflit.

La 1ère guerre médique : En -490, Darius débarque en Attique, dans la plaine de Marathon, avec 50000 hommes. Mais leurs bateaux sont coulés en grande partie à cause d'une tempête.  Athènes, seule (Sparte hésitait à intervenir), réussit à refouler les Perses avec ses 10000 hoplites, (fantassins ou soldats à pied), c'est la victoire de Marathon. Tactique :  Marathon par les troupes terrestres athéniennes, commandées par Miltiade. La tactique de ce général fut risquée mais brillante : il affaiblit le centre de ses lignes de défense pour renforcer les ailes. Les Perses débarquèrent et foncèrent "au milieu du tas". Les ailes de l'armée grecque se replièrent pour encercler les assaillants. 6000 Perses moururent...Cette bataille marqua la fin de la Première Guerre Médique. 

La 2ème guerre médique : En -480, Xerxès, le fils de Darius, veut venger son père, il débarque en Grèce et se heurte aux 300 Spartiates de Léonidas au défilé des Thermopyles. La résistance héroïque des 300 Spartiates (qui se font tous tuer au combat) ne fait que retarder la prise d'Athènes qui est incendiée par les Perses. Mais , par un stratagème ingénieux et grâce à ses trières, détruit la flotte perse à Salamine, Athènes a sauvé une deuxième fois les Grecs du péril barbare.

Pour les Grecs, la victoire remportée sur l'immense empire perse est un signe de la supériorité de leurs dieux, de leurs institutions, de leur... civilisation.
Athènes, devenue une puissance maritime, regroupe autour d'elle les cités qui craignent une nouvelle attaque perse. Ainsi naît la ligue de Délos. Chaque cité de la ligue doit payer un tribut (un impôt) à Athènes pour équiper une flotte de guerre et utiliser sa monnaie. Mais le trésor gardé dans l'île de Délos, puis à Athènes, sert surtout à construire de beaux monuments sur l'acropole d'Athènes en reconstruction après les désastres commis par les Perses. Cette volonté de domination  athénienne (impérialisme) provoque des résistances et des jalousies; entre Sparte et Athènes, s'ouvre une période de rivalité qui affaiblit Athènes et la Grèce.

451-450 avant notre ère : Réforme de Périclès : Il sera 15 fois stratèges (443-429 avant notre ère). Il permet l'accès des citoyens les plus pauvres aux magistratures en instaurant une indemnité journalière, pour présence à l'Héliée et à la Boulé : le misthos. Périclès mena Athènes à son apogée. On parle du « siècle de Périclès ».

431-404 avant notre ère : Guerre du Péloponnèse : Sparte et Athènes s'opposent dans une guerre indécise, Sparte a regroupé autour d'elle toutes les cités du Péloponnèse ainsi que Corinthe, Mégare et Thèbes, elle a la supériorité militaire sur terre et dispose de l'or de Cyrus, le roi perse. Athènes domine par sa flotte les mers. En -429, une épidémie de peste affaiblit Athènes, Périclès en meurt.  En -413, Athènes tente de s'emparer de  Syracuse (en Sicile). Athènes perd dans cette entreprise 40000 hommes et sa meilleure flotte.
Finalement, en -404, les Spartiates vainquent définitivement Athènes à Aigos-Potamos. Athènes doit renoncer à son empire, livrer sa flotte et raser ses fortifications. C'est la chute de la démocratie.

Toutes les cités grecques sortent très affaiblies de cette guerre, Sparte domine à son tour la Grèce, puis elle doit s'incliner devant Thèbes en -371. Philippe de Macédoine profite alors des rivalités grecques, et à l'aide de sa puissante armée, la "phalange", il vainc les Grecs en -338, c'en est fini de l'indépendance des cités grecques.

 

Les mots-clés :

À      Cité : Etat communauté d'hommes vivant sur un territoire précis : ville + campagne alentours
Chaque cité est indépendante politiquement : cité-Etat
La communauté vivant dans la cité = le démos (= peuple) et démocratie (peuple a le pouvoir) sens de cité = très particulier, rien à voir avec aujourd'hui = territoire + communauté.
La Polis est un territoire sur lequel vit une communauté possédant ses propres institutions et ses propres cultes, comprenant une ville principale, généralement développée autour d'une colline fortifiée ou acropole, et les terres alentour ou chorâ (Campagne)

À      Citoyen : citoyen implique qu'on fait partie d'un corps politique, un Etat, que nous avons dans ce corps politique des droits, des devoirs et donc des responsabilités.
= droits / devoirs/ participation à la vie de la cité

À      Démocratie : régime politique où les citoyens exercent le pouvoir.

À      Ecclesia : Assemblée des citoyens athéniens

À      Esclave : être humain ayant perdu tous ses droits

À      Isonomie : égalité devant la Loi de tous les citoyens

À      Métèque : étranger à Athènes

ATHENES :

Athènes est située sur un territoire assez étendu en Attique, qui comprend le centre
urbain, le centre politique  et religieux, et la campagne environnante, qui procure aux
Athéniens des ressources agricoles et minières.

Les athéniens :

La population compte environ 340 000 habitants dans la deuxième moitié du V6 s. av. J-C. À cette époque, les exclus de la citoyenneté sont très nombreux : les enfants et les femmes
(environ 110 000 personnes), les
esclaves (entre 110 000 à 150 000 individus) et les métèques (environ 40 000). Les citoyens sont environ 40 000, soit 12% de la population. C'est pourquoi, bien sûr c'est une démocratie mais incomplète ou limitée.

 

I] Qui est citoyen à Athènes ?

Au Vème siècle av JC, Athènes est une cité état indépendante. Elle est une puissance maritime hégémonique et prospère depuis ses victoires sur les Perses lors des Guerres Médiques.

A la fin du Vème siècle, Athènes voit de profondes réformes dues à 2 hommes d'état ou magistrats : Solon (qui abolit l'esclavage pour dettes) et Clisthène, qui désire une plus juste répartition de la population.

Ce nouveau système politique se nomme la Démocratie, elle donne le pouvoir au peuple, du moins à une partie du demos, le peuple, ce sont les citoyens.

Qui sont-ils ?

Être citoyen  athénien, c'est être un enfant mâle légitime d'une famille libre.  C'est appartenir à un dème et à une des dix tribus qui constituent le cadre dans lequel le citoyen participe à la vie de la cité depuis les réformes de Clisthène.

C'est, enfin, avoir fait son service militaire, donc être âgé de plus de 20 ans.

DES DROITS :

       Habiter librement l'Attique, y posséder une maison et une terre.

       Se marier légitimement.

       Participer à la vie politique de la cité et exercer des magistratures.

       Participer aux fêtes et banquets qui réunissent les citoyens.

       Bénéficier de distributions gratuites (argent, blé, viande des sacrifices).

DES DEVOIRS

       Chaque citoyen peut être appelé, toute sa vie durant, à défendre la cité en fonction de sa fortune, comme cavalier, hoplite (fantassin lourdement équipé) ou rameur.

       Un devoir moral et civique impose à chaque citoyen de participer aux débats de l'Ecclésia, d'exercer les magistratures lorsque le sort en a décidé ainsi.

       II doit également participer aux manifestations religieuses ou culturelles qui réunissent la cité.

       Les riches citoyens sont moralement tenus de financer la vie publique car il n'y a pas d'obligation fiscale. Ils peuvent, par exemple équiper une trière de combat ou former un chœur pour le théâtre ou encore financer la fête des Panathénées.

       Le citoyen athénien peut perdre sa citoyenneté  et être exclu par un vote d'ostracisme.      

       Un individu, ayant rendu d'importants services à la cité d'Athènes peut recevoir la
citoyenneté à condition que cela soit approuvé par un vote d'au moins 6 000 citoyens,
mais les hautes magistratures lui sont fermées.

COMMENT FONCTIONNE LA DEMOCRATIE ATHENIENNE :

La démocratie athénienne se définit d'abord par l'égalité de tous les citoyens devant la loi et par la loi (isonomie). Dans le cadre d'une citoyenneté fermée, qui limite fortement le nombre de ses membres, le citoyen athénien ne fait aucune distinction entre ses activités politiques, religieuses et culturelles.

       Le citoyen athénien peut être bouleute ( membre de la Boulé, préparant les lois) ou héliaste (juge de l'Héliée) s'il est âgé de plus de 30 ans et s'il a été tiré au sort (par tribu). Le tirage au sort garantit l'égalité entre tous les citoyens, tour à tour gouvernants et gouvernés ; il exprime également une certaine méfiance vis-à-vis des « professionnels » de la politique.

       Les magistratures s'exercent de manière collégiale (en groupe), sans spécialité et pour une durée
d'un an. Elles sont non-renouvelables (sauf pour les bouleutes qui peuvent l'être deux
fois et les stratèges comme Périclès 15 fois). Le citoyen n'a aucune chance d'échapper à l'une ou l'autre de ces fonctions.

       Pour permettre aux plus pauvres d'être bouleutes ou héliastes, sachant que toutes les
magistratures sont gratuites, Périclès a institué une indemnité journalière (le misthos),
en 451. Le misthos était très critiqué par les adversaires de la démocratie qui y voyaient
un encouragement à l'oisiveté du peuple, alors que pour Périclès il s'agissait d'une
condition nécessaire de la mise en œuvre de la démocratie.

       Le citoyen peut être élu stratège à main levée par l'Ecclésia et siéger parmi les dix stratèges qui dirigent la cité, en particulier l'armée et la diplomatie. À cette fonction, il peut être
indéfiniment réélu.

       Le citoyen gère les affaires locales au sein de son dème.

       II discute politique sur l'Agora (centre politique de la cité).

LE POUVOIR LEGISLATIF :

       Le citoyen athénien désigne et contrôle les magistrats exemple les 10 stratèges  au même titre que l'ensemble des citoyens en participant à l'Ecclésia, qui se réunit plusieurs fois par an, sur la colline de la Pnyx.

       Pour certains votes, un quorum de 6 000 citoyens est nécessaire (par exemple pour le vote de l'ostracisme*, pour l'attribution du droit de cité à un étranger).

LE POUVOIR EXECUTIF :

Il est exercé par les 10 stratèges élus pour un an et les archontes qui gèrent le religieux. Ils sont surveillés par les bouleutes qui vérifient les comptes après chaque mandat.

LE POUVOIR JUDICIAIRE :

Il appartient à l'Héliée qui tente de maintenir les droits de l'accusation et de la défense grâce par exemple à la clepsydre qui donne le même temps de parole aux deux parties. Certains votes sont secrets, utilisant des jetons à trou afin d'éviter les pressions.

Il ne faut pas négliger l'aspect religieux :

Les Athéniens, comme les autres Grecs, ne séparent pas les domaines politiques

 et religieux. La religion grecque est polythéiste et civique. Chaque cité a une divinité protectrice autour de laquelle s'organise toute la vie de la communauté des citoyens. Ainsi, Athéna est la déesse protectrice d'Athènes.

Les magistrats organisent la vie religieuse. Les prêtres sont des magistrats. Toute activité civique s'ouvre par un sacrifice.     

Les fêtes religieuses garantissent la protection des dieux sur la cité et témoignent de l'unité des citoyens. Elles contribuent à exalter la fierté de la cité. Elles sont nombreuses et rythment la vie de la cité (exemple les Panathénées) et des familles (culte domestique). L'impiété est interprétée comme une atteinte à la cité et peut conduire à la condamnation, comme ce fut le cas pour Socrate en 399 av. J.-C.

Les fêtes les plus importantes sont celles des Panathénées, en l'honneur d'Amena, qui se déroulent chaque année en juillet.
Tous les quatre ans, elles revêtent un éclat particulier : ce sont les Grandes Panathénées. Tous les habitants de la cité d'Athènes y participent, y compris les esclaves et les métèques. Des animaux sont sacrifiés et la viande en est ensuite partagée entre les citoyens.

La religion est la seule activité ouverte aux femmes et aux filles des citoyens, les vierges tissent et portent le Péplos (tunique) offerte à Athéna.

La fête des Panathénées s'accompagne de jeux et de concours. Les concours musicaux
se déroulent dans l'Odéon, les jeux gymniques sur l'Agora.

Les Grandes Dionysies, en l'honneur du dieu Dionysos, donnent lieu à des concours
dramatiques (tragédies et comédies) et durent plusieurs jours, devant plusieurs milliers
de spectateurs, qui reçoivent une indemnité (le théorikon) leur permettant à tous d'y
assister.

L'espace de la citoyenneté est réduit mais central par rapport à l'espace de la cité. Les
citoyens se rencontrent donc et se côtoient en permanence, ce qui devrait renforcer l'esprit civique et leur solidarité.

Ainsi la voie des Panathénées unit la campagne et la ville, les vivants et les morts.

Les atouts et les limites de la démocratie athénienne.

Forces

faiblesses

Un système égalitaire = isonomie

Tous les citoyens peuvent participer au pouvoir, sans condition de richesse, d'éducation, de métier.

 

Tous les citoyens peuvent être élus tôt au tard (magistratures d'un an, tirage au sort)

 

Rémunérations possible pour les citoyens pauvres qui quittent leurs campagnes = Misthos

 

Toutes les décisions sont prises à l'ecclésia

C'est la ville qui est le centre de décision (Concentration spatiale des pouvoirs).
Les paysans sont sous-représentés.

 

Sur 40 000 citoyens, seuls 6000 suffisent pour légitimer un vote !

 

Nombreux exclus (88% de la pop. !)

 

Influence énorme des citoyens éduqués possédant l'art du discours

 

Société esclavagiste (env. 110 000 esclaves) et grand mépris

Aristophane mentionne qu'un esclave peut être torturé à la place de son maître dans les enquêtes judiciaires « Tu peux le lier sur le chevalet, le pendre, le déchirer de coups, l'égorger, lui tordre les membres, lui verser du vinaigre dans le nez, le charger de briques, tout ce que tu voudras... »

 

Athènes est impérialiste : elle domine d'autres cités qu'elle fait payer en échange de sa protection et elle exploite leurs territoires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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